Possibilité de réservation par téléphone : 418 662-6935
Le secteur de la rivière Métabetchouane est reconnu pour la richesse de ses terres agricoles, mais ses vastes forêts attirent tout autant l’attention. Cette abondance de ressources permet à l’industrie du bois de s’y implanter graduellement, mais de façon durable. En 1896, Louis Desbiens et Georges Perron s’y établissent pour construire une scierie (Album du cinquantenaire, 1976, p.12). Malgré les difficultés, l’usine se développe peu à peu et rassemble autour du moulin un nombre croissant de familles. Elle devient un important centre d’exploitation forestière, employant jusqu’à 300 personnes (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 1999, p.5). Autour du moulin, une communauté prend forme progressivement.


Au fil des décennies, plusieurs familles missionnaires s’installent dans ce qui deviendra la ville de Desbiens. Les Jésuites et les Oblats passent dans la région à l’époque des postes de traite, mais ce sont les Rédemptoristes qui s’y établissent durablement et y demeurent jusqu'à récemment (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 1999, p.2). Leur présence à travers le temps permet le développement de plusieurs aspect de la future ville de Desbiens, marquant par la même occasion l'année de fondation de la ville.
Pour les habitants éloignés de la paroisse de Saint-Jérôme, se rendre à l’église représente toutefois un véritable défi. Il faut prendre le train : départ à six heures le matin, retour en soirée, à l’heure du souper. Constatant cette difficulté, le curé Boily soumet la situation à son évêque. Celui-ci juge pertinent d’ouvrir une desserte près du pont de la rivière Métabetchouane, baptisée Saint-Émilien en l’honneur de ce dernier (Album du cinquantenaire, 1976, p.13).
Dans la province de Québec, dès qu’une autorité religieuse érige une desserte, sauf dans les villes déjà constituées, le groupement peut déposer une demande pour former une municipalité. En 1926, les Rédemptoristes arrivent et s’installent sur le territoire. La paroisse est érigée le 16 juillet, avec le Père Marcellin Néron comme premier curé (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 1999, p.5). C’est ainsi que, le 16 août de cette même, un acte ministériel détache officiellement de Saint-Jérôme un territoire d’un mille carré pour créer une nouvelle municipalité (Album du cinquantenaire, 1976, p.18).

La construction de l’église en 1928, l’arrivée des Sœurs, l’édification d’un monastère et la création de plusieurs comités donnent à Desbiens l’élan nécessaire pour se structurer. Le village se dote d’institutions, de services et d’un tissu communautaire solide. Peu à peu, il devient un milieu de vie organisé, dynamique et prometteur (Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, 1999, p.7). Il fait bon vivre dans Desbiens, les services sont à proximité et le travail est présent.
Aujourd’hui encore, l’histoire de Desbiens continue de s’écrire. Du commerce des fourrures à l’industrie du bois, de la mission à la municipalité, chaque époque a laissé son empreinte. Le territoire s’est transformé au rythme de ceux qui l’ont habité, et chaque génération a contribué à façonner la communauté que nous connaissons. La rivière Métabetchouane, elle, coule toujours, gardienne silencieuse de ces récits.

Le Centre d’histoire et d’archéologie de la Métabetchouane vous invite à visiter son musée, situé au cœur de l'histoire de Desbiens, pour plonger dans l’histoire de son passé. À l’occasion du 100? anniversaire de la Ville de Desbiens, une exposition itinérante temporaire est également présentée à travers la municipalité, permettant aux citoyens de revivre et de partager leur histoire collective.
Merci d'avoir suivi notre chronique Desbiens : Un siècle d'histoire, des millénaires de mémoire.
La suite? C'est votre histoire, à vous de continuer de l'écrire!